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 Journal de bord Dominica Mai 2006

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Elodie



Nombre de messages : 17
Localisation : St-Martin Antilles
Date d'inscription : 26/09/2006

MessageSujet: Journal de bord Dominica Mai 2006   Mar 26 Sep - 20:05

MERCREDI 24 Mai 2006 . 15H30 (Heure locale).


Chapitre 2 :
« Hello Dominica ! »

Notre point de chute surgit des nuages quelques trente minutes de vol plus tard, (après avoir pu identifier La Désirade, la Guadeloupe, Marie-Galante et les Saintes ! ) et c’est un instant d’intense émotion ! D’abord des falaises ocre et pourpre vertigineuses, plongeant dans une mer lisse d’azur, puis des montagnes moutonneuses, recouvertes d’une épaisse végétation, et de cocotiers par milliers ! Que ça change des collines pelées de Saint-Martin, que nous baptisons avec Seb de « bosses de dromadaires » ! Atterrisage un chouïa abrupt sur une piste minuscule coincée entre montagne et mer . Découverte d’un aéroport « liliputien » et premier contact avec les douaniers dominicais, très sympathiques et souriants. Les formalités d’arrivée dans le pays passées, on récupère bagages et voiture de location, qui nous attend au comptoir « Budget », juste à la sortie de la salle ! Nous héritons d’un magnifique 4*4 rouge flamboyant ( agréable surprise quand on connaît l’état des véhicules aux antilles ! ) équipé d’une clim’. Le séjour s’annonce de bon augure.
Ici, on roule à gauche....volan à droite !

Chapitre 3 :
Une rencontre surréaliste

Pendant que Seb s’éloigne avec l’hôtesse de « Budget Car rental » pour récupérer la voiture, j’engage la conversation avec un jeune homme tout sourire, qui nous suit depuis notre arrivée, en répétant toujours la même phrase « insurance for a beautiful car ? » , mais dont je vais très vite comprendre que si je lui parlais en chinois, cela ne changerait pas grand-chose, non pas à cause de mon irrécupérable accent anglais, mais surtout parce qu’il est « dans son monde » : dialogue surréaliste ! J’essaie de répondre à ses questions, et entre dans son jeu, car j’ai remarqué qu’ il imite en fait les officers de l’aéroport, posant les questions d’usage des fiches de renseignements des touristes : en effet, il tient devant lui un morceau de carton, sur lequel il trace des lignes interminables de petites croix, à chaque fois que je réponds à une de ses questions ! Plus tard, l’hôtesse m’expliquera qu’il habite non loin de là, est handicapé, et passe ses journées ici, qu’il est gentil et ne fait de mal à personne.
En l’espace de dix minutes, trois monsieurs viennent m’adresser leur recpect,( sourire éclatant et gros zoom sur mon top décolleté ! ), s’assurant que je ne vais pas rester coincée sans taxi, et m’offrant de m’accompagner jusqu’à mon lieu de villégiature . Je remercie poliment en souriant « I’m just waiting for my husband who’s coming with a rental car ; thanks ! “.
Chapitre 4 :
En route pour Stonedge !

En route pour trouver notre hôtel « Stonedge », auquel on rêve depuis qu’on l’a trouvé sur Internet, choisi en partie grâce aux photos « déco safari » et surtout à la phrase d’accueil du site : « Maniacs and snobs are NOT welcome in Stonedge ! » . Il faut prendre la direction du Sud , et compter une heure trente de route. Carte sur les genoux, je m’applique dans mon titre honorifique de co-pilote que je prends très à coeur, pendant que Bibou découvre les joies du volant à droite....et de la conduite à gauche !

Nous sommes eu-pho-ri-ques ! Ce voyage, on l’a tant rêvé, et voilà qu’il devient enfin réalité sous nos sens émerveillés . La vue d’abord, avec des paysages grandioses à chaque virage ( et des virages, y en a plein !!!! ), l’odorat, avec des parfums frais et ennivrants de végétation , de terre humide, de sel, de fruits , de fleurs.....L’ouïe avec ces bruits étranges et nouveaux surgissant de la forêt tropicale qui semble vouloir avaler la route : des « crac –crac » des perroquets, des « couli-couli » des grenouilles, et encore mille autres cris et craquements de branches, bruissements de feuilles des habitants de la forêt : marsupiaux, opposums....

La nuit tombe, et c’est une étrange sensation de se retouver sur une route inconnue cernés par l’obscurité : on s’imagine tant de choses aux ombres qu’on devine, aux bruits qui grandissent à notre oreille aux aguets ! Sur la route sinueuse, Seb essaie d’éviter des dizaines de gros crabes rouges qui traversent ! La mer n’est pas loin, on le sait par la carte routière, et on le découvrira le lendemain en réalisant que la route borde les plages de galets !

Après deux heures de route à vitesse TRES réduite , et quelques minutes de galère, on trouve enfin le panneau de l’hôtel, mais il nous a fallu nous arrêter « Chez la Doudou » pour demander des explications : c’est vrai que l’entrée est relativement cachée du bord de route, alors dans la nuit noire, on aurait pu passer et repasser longtemps devant ! Nouvelle surprise : c’est un véritable parcours du combattant pour y accéder : un chemin semé de trous qui s’enfonce loin à travers champs, et ça et là, deux panneaux de bois de 15 cm gravés d’une flèche bleue : piste pour trouver le trésor hôtelier !

Chapitre 5 :
Enfin arrivés !

Mais notre formidable accueil dissipe très vite l’appréhension ressentie quelques minutes auparavant où nous n’étions plus très sûrs de trouver ce fameux hôtel ! Didier, le patron belge, avec lequel le contact avait été déjà très sympa au téléphone, nous reçoit jovialement . Première découverte des lieux extraordinaire : les photos parlent d’elles-mêmes . Une vaste maison style « Chalet suisse », très fleuri, et une déco toute personnelle, puisque tout est fait « main » : du toit au plancher, jusqu’aux meubles, découpés grossièrement à la tronçonneuse, et peints ensuite de couleurs vives, comme les bancs bleu indigo, ou les pots de plantes de toutes les couleurs., ornant une terrasse qui court tout autour de la maison...

Une grande table de ferme nous acceuille du desk, et les chambres de l’étage sont en fait des cabanes sur pilotis : des maisons dans la maison !
Un filet a été tendu entre le pilotis de droite et celui de gauche, et de nombreuses plantes grimpantes s’y entrecroisent avant de retomber pour un joli effet « jungle » !

Jungle at home ...

On nous offre d’emblée le pot de bienvenue au bar faisant office de séparation entre le séjour et la cuisine ouverte, où pendent du plafond nombre de bouteilles de « bon vin » vides suspendues à un fil de pêche, mais aussi les ustensiles de cuisine quotidiens : poêles, casseroles, louches....
Stonedge Kitchen...
Petit rhum-punch local pour Seb et jus de fruis frais ananas- passion pour moi qui n’aime décidément toujours pas le goût trop prononcé de l’alcool. Pendant qu’on trinque, Didier en profite pour nous inscrire officiellement sur le registre, et, amusé du petit nom que je donne à mon chéri (rien ne lui échappe ! ) il écrit « Elodie et Bibou » !
L’heure est venue de découvrir notre petit nid : dans une sorte de hangar de bois bleu et jaune situé en bas du jardin, derrière le « mini- golf » version « remix » par Didier
Le parcours de golf.... « à la Stonedge » !
, une chambre avec lit en mezzanine, douche et toilettes.....rustiques !!!! Là encore, les photos se passent de commentaires !


La douche.... Les toilettes ........ les lits......

Mais c’est confortable, et très propre . Pour la douche ou les toilettes, il faut demander à Didier qu’il ouvre l’arrivée d’eau, et en effet : elle est froide ! Mais on s’y fait rapidement.

Rafraîchis et revigorés, nous retrouvons le séjour pour un bon dîner : des spaghettis « bolognaise » version Didier : c’est à dire aromatisées à la « kubuli » ( bière locale UNIQUE, préparée sur l’île : on voit d’ailleurs des dizaines de panneaux publicitaires sur les routes, avec le logo rouge et blanc). Un vrai délice , copieusement arrosé par les nombreux verres de l’amitié offerts par le patron qui semble nous apprécier, dont le fameux « vin de sucre de canne ».


































JEUDI 25 MAI 2006 ..

Chapitre 6 :
1ère aurore sur l’île

Premier réveil sur l’île, il est 7H 00 et nous nous sentons bien après une première nuit délicieuse, Sleep sans la clim’ qui ne nous a pas manqué, car nous avions ouvert les battants de bois de chaque côté de la chambre, et avons pu ainsi profiter des courants d’air. Je me rappelerai longtemps de cette surprise : j’ouvre les yeux, réveillée par les jeux de lumière du soleil qui perce la toile légère du rideau et la première chose que je vois c’est... la MER !!!!! La mer qui s’étend à perte de vue, qui est là, juste devant notre lit ! Je réveille Bibou par mes cris d’excitation : c’est une agréable surprise, car nous ne savions pas que l’hôtel bénéficiait d’une aussi belle vue, et de plus, dans le noir, hier, nous ne nous étions pas aperçus que nous étions face à la grande bleue .

Façade côté mer... Vue de notre chambre.....
On saute du lit, et on fonce dehors en culotte pour photographier la côte sauvage , splendide, les fonds marins aux camaïeux de bleu clair, pendant que Didier s’affaire en cuisine pour notre premier p’tit déj’ : sur la terrasse, attablés devant une immensité lisse et azurée, on nous sert non pas un café mais un thermos entier, agrémenté de succulents pan-cake dorés qui viennent juste de sortir de la poêle, fourrés à la confiture de pomme ou de fruits de la passion, et du jus de pastèque frais fait maison : un DELICE pour 2 euros !!!! C’est à peine croyable !
1ère aurore, 1er p’tit déj’ à Stonedge ....


Notre petit ami le Zandoli....

Un joli petit lézard, appelé ici « zandoli » me drague et s’approche de plus en plus jusqu’à sauter sur mon siège ! Les petits lézards , passe encore, par contre, j’ai changé de couleur quand Didier m’a confié qu’il était déjà arrivé que des serpents rampent jusqu’à l’intérieur de l’hôtel, l’un d’entre eux avait d’ailleurs même trouvé le canapé très confortable ! Quelle horreur !
......
Chapitre 25 :
Bye-Bye Dominica...

Arrivée à l’aéroport, c’est le coeur serré que nous décollons : Goodbye , « Nature Island » comme elle est surnommée, et ce surnom lui va très bien, tant est elle généreusement naturelle dans sa diversité botanique, animale, et ethnique ; et naturellement généreuse dans son accueil chaleureux, dans le sourire et dans la gentillesse de ses habitants, dans son art de cultiver le jardin des petits plaisirs simples de la vie ...Nous y retournerons , c’est sûr ! flower


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steph



Nombre de messages : 4
Localisation : Martinique
Date d'inscription : 28/09/2006

MessageSujet: Re: Journal de bord Dominica Mai 2006   Jeu 28 Sep - 5:43

Je confime, il existe des douaniers sympas. Je viens de finir le passionnant journal de bord d'Elodie en écoutant "Close to stonedge" de YES, ce qui rappelle encore Boiling Lake "I get up, I get down".

Au risque de faire une infidélité à Stonedge, en attendant d'y revenir (trois jours, ça ne peut être qu'un échantillon), ma prochaine étape sera probablement Antigua. Elodie, si tu as des tuyaux....
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Journal de bord Dominica Mai 2006
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